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Honoré V à la cour de Joséphine

Napoléon & Joséphine : une grande histoire d’amour

Napoléon fait la connaissance de Marie Josèphe Rose de Beauharnais en octobre 1795 et l’épouse dès le mois de mars suivant. Ivre de passion, il la surnomme Joséphine et lui écrit des lettres d’amour enflammées, devenues célèbres.

Elle lui apporte ce qui lui manque. Autant il peut être vif, emporté, maladroit avec les autres, autant elle incarne la bonté et l’empathie. Sa complicité avec sa « douce et incomparable » contribue à sa fabuleuse ascension. Il trouve en elle un appui politique fidèle qui lui permet de se rallier les anciennes élites.

Elle devient impératrice à ses côtés, mais le couple ne peut avoir d’enfant. Le problème de la succession ne pouvant être résolu par l’adoption,Napoléon décide de se séparer d’elle en décembre 1809, pour épouser, en 1810, l’archiduchesse Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine, fille de l’empereur François Ier d’Autriche. Succombant à la maladie, Joséphine disparaît en mai 1814.

Avec son épouse Antoinette de Mérode, il tisse de vraies relations d’estime et d’affection avec Napoléon III et Eugénie. Ces mondanités lui permettent de s’affirmer et de se faire reconnaître comme membre d’une famille souveraine, mais aussi de gagner le régime à sa cause dans le conflit qui l’oppose aux sécessionnistes mentonnais.

Le sacre d’un couple

Le 2 décembre 1804, Napoléon et Joséphine sont sacrés empereur et impératrice à Notre-Dame de Paris, en présence du pape Pie VII. La foule est nombreuse pour apercevoir le cortège impérial qui se rend à la cathédrale, tandis que des milliers d’invités, 460 musiciens et choristes, assistent à la cérémonie à l’intérieur.

L’empereur entre avant midi, suivi par l’impératrice, tous deux portant de lourds manteaux. Napoléon place la couronne de Charlemagne sur sa tête, puis couronne Joséphine, un moment immortalisé par le tableau du peintre David. Le pape les bénit quelques instants plus tard. Napoléon prête ensuite serment de « maintenir l’intégrité du territoire » et de « respecter et faire respecter l’égalité des droits ».

Malmaison, une autre cour

Joséphine achète le château de Malmaison en 1799. Le couple s’y installe et y vit jusqu’en 1804, faisant du château un centre de pouvoir de laFrance consulaire. Napoléon, devenu empereur, lui préfère le château de Saint-Cloud, mais ne déserte pas la résidence de son épouse. Celle-ci y crée un décor raffiné, mêlant style antique et exotisme.

Colonnes, marbres, dorures et soieries ornent les pièces, tandis que fresques et meubles élégants évoquent l’Empire et la nature luxuriante. Son domaine devient aussi un centre de sciences naturelles et d’élégance, où elle reçoit artistes et savants. Après son divorce en 1809, elle s’y retire,entretenant un mode de vie somptueux jusqu’à sa mort en 1814, entourée de ses collections et de ses souvenirs impériaux.

onoré de Monaco, écuyer de Joséphine

En 1808, le « capitaine de Monaco » décline l’offre de Joachim Murat, dont il est l’aide de camp, de le suivre dans le royaume de Naples. L’annéesuivante, il est nommé écuyer de l’impératrice et assume, de fait, l’administration de l’écurie de Malmaison après la répudiation de Joséphine.Grâce à la visite des souverains de Wurtemberg et de Bavière, les 29 et 31 décembre 1809, Honoré obtient la croix de chevalier de l’ordre militaire de Wurtemberg et la grand-croix de l’ordre civil de la Couronne de Bavière. En 1810, il est créé baron d’Empire.

Mais le premier écuyer est englué dans la mauvaise gestion de la maison de l’impératrice et doit céder sa charge en 1811. Il est alors réintégré dans l’armée contre son gré, déçu par une carrière et une reconnaissance qu’il juge, comme héritier d’une ancienne maison souveraine, en demi- teinte.

Une impératrice de goût

Issue d’une famille de grands propriétaires blancs de la Martinique, Joséphine possède un goût certain pour l’exotisme. Elle collectionne plantes et oiseaux rares venus de tous les continents. Son élégance est connue. Elle accumule, par centaines, les atours, en particulier robes, châles et chaussures, renouvelant entièrement sa garde- robe chaque année. Les premiers magazines féminins la surnomme l’impératrice de la mode. Ses dépenses sont considérables, au grand dam de Napoléon. Elle aime aussi les bijoux et les parfums, notamment à base de musc et de rose. Pour les bijoux, elle a le chic d’assortir la couleur des pierres qu’elle porte au décor de la pièce dans laquelle elle se trouve. Son style, privilégiant les tissus légers, mêle distinction et sensualité. Elle apprécie la musique, les arts et les salons mondains, et cultive une image de femme sophistiquée et influente.